sec catho accueilPlusieurs fois par semaine, le local du Secours catholique, accolé au presbytère de Verneuil, devient une véritable ruche… Les services rendus sont nombreux, les bénévoles aussi.

Guidés par Philippe, responsable de l’antenne de Verneuil-Vernouillet depuis un an, allons à la découverte de cette belle équipe et de son dynamisme !

Le but du Secours Catholique est d’agir fraternellement au côté des personnes les plus fragiles. Concrètement, cette mission est vécue à travers plusieurs axes : l’accueil, le vestiaire « Vesti’boutique », l’alimentation, l’alphabétisation et les amies du mardi.

L’accueil

Les bénévoles, appelés les accueillants, sont là pour répondre aux sollicitations et être à l’écoute des accueillis : « chaque fois que quelqu’un accueille, il peut dire on va vous aider, nous en sommes capables ensemble, accueillants et accueillis.» Par exemple, Simona et Christine viennent chercher de la nourriture et des vêtements. L’accueil qui leur est fait et les échanges avec d’autres personnes leur sont bénéfiques par le lien qui se crée.

En plus des autres services, une mini bibliothèque a vu le jour pour les grands et les petits avec des prêts et des dons.
« Au-delà du temps donné, de l’appui apporté ou du service rendu, c’est l’attention que le bénévole porte à celui qui vient chercher de l’aide qui fait toute la valeur de sa présence et de son action ».

Le Vestiaire « Vesti’boutique »

sec catho vestiaire2Il repose uniquement sur les dons des particuliers et parfois des grandes surfaces.
Témoignages de quelques accueillantes : « Je viens ici pour me rendre utile ; quelque part c’est un acte de charité et je tire une certaine satisfaction à participer aux préceptes de l’Evangile ; ici on est plongé dans la vraie vie » nous dit Madeleine.
Rachel reçoit les dépôts de vêtements, les trie et les met en place (il y en a 10% à recycler) « je me fais plaisir en me rendant utile ».

sec catho vestiaire1Un jour, Sylvie est venue remplacer quelqu’un. Cela lui a plu et sachant qu’on avait besoin de bras, elle est revenue. Elle est totalement dévolue à cette activité et a même assuré une permanence tout l’été. « Le fait de venir régulièrement m’oblige à sortir de chez moi pour aider et apporter un plus ».

« Disposant actuellement de plus de temps, j’ai voulu tout naturellement aider » confie Karine.

Après avoir fait du soutien scolaire à Vernouillet, Cathie est venue au Secours Catholique à Verneuil pour aider et se tourner vers les autres. « S’oublier complètement soi-même fait partie de mes exigences morales et répond à ma foi ».
Participent aussi au vestiaire Katia, Oksana, Arlette, Joëlle, Atsi, Ursula, Serge et d’autres encore.

L’alimentation

sec catho alim2Patrick est fier de rappeler que c’est sa mère, Denise, qui a créé l’antenne de Verneuil avec une amie dans le garage d’un pavillon dans les années 60-70. Sa tante Marie-Thérèse en a été plus tard la responsable. Le Secours Catholique fait donc partie de la vie de Patrick depuis très longtemps.
Il est chargé de la réception des produits, du rangement, de la distribution et de la gestion très sérieuse des stocks, étant très soucieux du type d’aliments distribués.
Les gens sont-ils généreux ? « Les collectes en supermarché ont légèrement baissé mais restent correctes ».
Après avoir été animateur de centre aéré pendant 17 ans Patrick s’est surtout engagé au Secours Catholique car le social s’est son « truc » !
Le contact humain lui est indispensable et il prend un grand plaisir dans ce service.

 

L’alphabetisation

En juin 2017, une famille de réfugiés irakiens a été accueillie dans la paroisse. Il est apparu immédiatement qu’il y avait beaucoup de besoins à pourvoir. Les parents et leurs trois filles devaient apprendre à lire et à écrire suffisamment bien pour pouvoir affronter la prochaine rentrée scolaire.
Celya et Ophélie leur ont d’abord appris les caractères latins ainsi que notre alphabet. Un mois après la rentrée la famille est partie dans une autre paroisse qui leur avait trouvé un logement disponible. Les efforts de Celya et Ophélie ont donné l’idée à Philippe de continuer sur cette lancée.
Pierre a accepté d’être le responsable de cette nouvelle mission. Les besoins sont immenses : les gens qui arrivent en France doivent apprendre notre langue pour trouver du travail, lire la Bible (c’est une demande) ou passer le permis de conduire...

Depuis juin 2017 la petite équipe a bien grandi. Actuellement, une douzaine de personnes s’occupent de familles avec des cas très divers :

  • certains parlent Français mais ne savent ni lire ni écrire
  • d’autres ne parlent, ne lisent et n’écrivent pas notre langue. On imagine bien les grosses difficultés de compréhension qu’il peut y avoir au début (le mime aide bien les choses) et, en plus de la méthode officielle, « l’imagier du Père Castor » s’est révélé très utile !
  • d’autres encore doivent améliorer l’oral, l’écrit et la grammaire pour retrouver le métier intellectuel qui était le leur en Syrie, pour certains.

Pierre ajoute que lorsque l’on rencontre ces familles plusieurs fois par semaine, on s’aperçoit très vite qu’on ne peut pas se contenter de leur apprendre à lire et à écrire.

Il faut aussi faciliter leur insertion en leur expliquant la façon de vivre en France. Ainsi chez nous, les femmes ont le droit de sortir de chez elles et d’exercer un métier si elles le souhaitent... Il faut leur trouver des médecins bienveillants : merci à une ancienne de la PMI et à un certain pédiatre qui sont d’une grande aide.

Pour les personnes qui composent cette équipe le sourire est là en arrivant, et le sourire est là en partant. « Ces rencontres donnent de la joie ».

Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.  (1 Jean 4, 20)

Les Amies du mardi (l’atelier)

Chaque semaine, Hélène anime avec d’autres un temps d’accueil, de simplicité et de fraternité. Le mardi après-midi est dévolu à l’apprentissage et à la création : tricot, objets divers, lessive biologique, confection de nems etc…

Les femmes qui viennent là parfois avec des jeunes enfants, sont heureuses d’échanger, de partager, de parfaire leur français et surtout de changer leur routine. Les accueillantes et les accueillies partagent un goûter qui réchauffe le cœur.

Hélène nous confie « ça me fait du bien d’aider les autres. J’ai toujours été dans le social, c’est un besoin dans ma vie ».
Championne de tricot, Rachel veut en faire profiter les autres. Claire, quant à elle, aime venir partager des moments avec les amies du mardi.

Les Bénévoles

Un jour, Philippe Vidal est venu faire de l’accueil au Secours Catholique. Plus tard, proposition lui a été faite de reprendre la suite de la responsable Martine, partie sous d’autres cieux.
philippe vidalAprès avoir pris le temps de réfléchir à ce qui le motivait, conscient de l’attente qu’en avaient les responsables de Versailles auxquels il a présenté ses idées et ses objectifs, Philipe a accepté la charge de responsable du Secours Catholique de Verneuil-Vernouillet.

Depuis un an et demi il a pu mesurer les dimensions de la charge : « il est parfois difficile de ne pas recevoir de réponse immédiate à un problème immédiat. On touche là à ses limites personnelles ou administratives ». Patience, espoir et ténacité font partie de la mission.

« Après l’appel aux bénévoles, qui sont notre principal atout, il y a eu 5 inscriptions, ce qui amène plus de 60 personnes à participer directement au Secours Catholique de notre paroisse. »
Le projet 2017-2025 s’inscrit dans l’accueil au travers du message du Pape François : « Allez en périphéries au-delà de chez nous » auquel répond le projet de notre paroisse « Avance au large ».
Où vous situez-vous en tant que chrétien responsable du Secours Catholique ? « Aller à l’église ne me suffit pas. Je ne me sentirais pas fini si je n’étais pas engagé dans une mission et, actuellement dans celle du Secours Catholique ».
« Le but auquel nous devons aspirer dans notre vie ne consiste pas à réaliser une performance, mais à être, à remplir une mission. » (Anselm Grün  moine théologien).

Philippe remercie toutes les personnes engagées dans la mission du Secours Catholique : celles que l’on voit et celles que l’on ne voit pas.

« Suscite, Seigneur, parmi les hommes et les femmes de notre diocèse des ouvriers plus nombreux qui sentent bon le parfum de l’Evangile et qui, en ton nom, le répandent en abondance pour le bonheur de tous » (Père Jacques Roger, Les ouvriers de l'Evangile)