Mardi 31 mars

Triste nouvelle du décès d'un ancien curé de Verneuil-Vernouillet, le Père Robert Plaquin. Son testament spirituel est donné ci-dessous.

Du fond de nos misères, nous levons les yeux vers le Christ en croix, comme jadis les hébreux levaient les yeux vers le serpent de bronze pour trouver le salut.

À Dieu Père Plaquin.

Testament spirituel du Père Robert Plaquin rédigé le 15 novembre 1991 au retour des obsèques d’André Mansuy

André, depuis mon arrivée à Sartrouville en 1978, avait une place importante dans ma vie de prêtre. La sagesse de son jugement m’a beaucoup apporté.

J’ai entendu lire ce matin son testament spirituel.  J’en avais entendu bien d’autres avant lui et chacun me posait question. Ce que j’entendais était si beau que je ne me voyais pas écrire des textes semblables. Et pourtant, j’ai passé ma vie à essayer de « rendre témoignage » et je me demande pourquoi je ne tenterai pas encore de le faire aujourd’hui.

Voici donc ce qui a compté pour moi jusqu’au bout.
 J’ai toujours voulu être fidèle à l’appel de Jésus Christ : c’est cela qui a donné un sens à ma vie, et lorsque les circonstances ont été plus difficiles, m’a redonné la paix, enracinant en moi la conviction profonde que c’est Lui qui portait avec moi le poids de ma vie. 

A travers Lourdes notamment, Marie a souvent été présente à moi, avec une confiance telle que même ses miracles pour moi ou pour les autres ne m’ont pas étonné. 

Cherchant à être « homme de communion » j’ai souvent voulu dédramatiser, relativiser bien des conflits possibles ou des situations bloquées. Ce faisant, je n’ai peut-être pas toujours respecté la sensibilité de chacun. Mes boutades ou un humour malvenu ont pu blesser certains. Que ceux qui en souffriraient encore veuillent bien me le pardonner. 

Un prêtre se voudrait homme de foi… et d’action de grâce. Dieu ne m’a pas déçu. Si j’avais à recommencer ma vie, c’est celle qu’il m’avait préparé que je choisirai à nouveau… en essayant de la vivre mieux, bien entendu.

Ces quelques mots ont été un peu longs, mais si j’ai été trop bavard, je vous le promets, c’est vraiment la dernière fois !

Robert Plaquin


Par cette lettre j'apprends le départ vers le Père de Robert Plaquin.
Robert, comment te dire A-DIEU ? Tant de souvenirs me viennent en mémoire pendant ces années que nous avons partagées lorsque tu étais à Verneuil et ensuite Le Chesnay, Versailles . Que ce soit le voyage en Pologne, les 80 ans de notre 'secrétaire' Irene Yung, ton accueil pour des repas fraternels, etc...MERCI ROBERT.

J'adresse un message de profonde union de prières à tous ceux et celles qui ont vécu comme moi ces années de vie paroissiale avec Robert.

✟ Sœur Monique HUBERFELD

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